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Asil Club et Al Khamsa

Article du dossier Le Pur Sang Arabe

Deux institutions avec un même but : élever le cheval « pur », en arabe « al-hail al-’arabia al-asila » = ASIL.

Ce qu’est le « ASIL CLUB » pour l’élevage des chevaux PSA en Europe, est le « AL KHAMSA » en Amérique du Nord.

Tous les deux essayent de rassembler les éleveurs du « vrai » cheval arabe venant du désert.

[rouge]Avant d’aller plus loin dans les explications, voici leurs définitions du cheval ASIL, donc du Pur Sang Arabe :[/rouge]

– Leurs parents doivent être enregistrés dans la liste de « l’Asil Club » (ou l’Al Khamsa)

– Tous les autres chevaux candidats doivent :

…* Etre enregistrés dans un stud-book reconnu par la WAHO ou pouvoir y être enregistrés.

…* Etre descendants par leur pédigrée d’un animal venu d’Arabia Deserta *** ; ou descendre par leur pédigrée d’un animal élevé par la E.A.O. ou par un élevage privé sous le contrôle de la E.A.O. à l’exception des chevaux REGISTAN, SHARKASI et IBN GALABAWI.

– Tous les chevaux doivent avoir le type, la conformation et les qualités, en tant que monture, d’un cheval Arabe du désert.

***étant d’origine Saoudienne, Bahreini, Jordanienne, Syrienne, Iranienne, Egyptienne.

Les éleveurs « Al Khamsa » sont extrêmement attachés à la caractéristique d’élevage des Bédouins et élèvent eux-mêmes leurs chevaux selon les anciennes traditions d’élevage des Bédouins.

Les chevaux reconnus par la Pyramid Society comme « Straight Egyptians » (« Pur Sang Egyptien ») sont reconnus ASIL et leur intégration dans le registre des chevaux ASIL ne pose aucun problème.

Il existe d’autres différences de reconnaissance, chaque organisation a plus ou moins des préférences pour certaines lignées, mais en gros, les deux organisations essayent « d’élargir » les sources d’élevage, sans pour autant perdre la pureté, qui est en vrai danger, à cause des manipulations qui ont été découvertes dans l’élevage international des chevaux Pur Sang Arabe, notamment par des éleveurs polonais (voir les témoignages plus bas).

Il est quand même triste d’en arriver là : même dans le pays d’origine un cheval « pur sang » n’est plus « pur sang », et cela parce que la manipulation dans certain pays a mis de l’eau dans le vin et un virus se disperse. Les produits de faux ou de douteux chevaux arabes ont eux-mêmes produits et furent exportés etc… Je vous laisse imaginer le reste.

L’Asil Club fait régulièrement des publications sur les « ASIL ARABIANS » (tome I à IV) avec tous les chevaux asiles acceptés par l’institution et pour montrer le développement de l’élevage.

C’est la « bible » de l’éleveur « ASIL ».

(Je m’excuse de ne pas parler beaucoup de l’autre organisation (Al Khamsa), mais comme leurs actions concernent plutôt l’Amérique du Nord, je me contente de vous faire part de la situation européenne.)

Il est vrai qu’en parlant des chevaux « pur sang arabe », il devient difficile de comprendre les faits et pourquoi il existe tellement de différences. A ce sujet vous pouvez lire sur le site officiel de « l’ASIL CLUB » un raisonnement publié pour expliquer le point de vue des amateurs du cheval ASIL.

Voici un extrait :

Connus comme des êtres polis, nous avons jusqu’à maintenant essayé, avec la publication des chevaux « PUR » dans nos Livres « Asil Arabians » (I – IV) de montrer les avantages du cheval « ASIL », c’est-à-dire, nous avons évité de parler des parts du sang « non pur arabe » chez les chevaux « pur sang arabe polonais ». Nous avons aussi évité de dire que plus de 98 % des chevaux acceptés par la WAHO portent justement ce sang douteux polonais ou aussi d’autres origines. Ils ne remplissent donc pas les obligations d’élevage pur sang arabe des bédouins ni les nôtres et pour être francs, même pas ceux d’un éleveur particulier qui adore la race. Nous n’avons pas encore dit qu’avec des manipulations semblables, le restant de la population équine encore pure et asil de 2 % est gravement mis en danger. C’est pour éviter d’en arriver là, que nous avons créé le « ASIL CLUB ».

C’est depuis toujours que la Pologne a élevé des chevaux et (malheureusement) aussi des chevaux pur sang arabes. Elevés en masse sans s’occuper de la qualité et cela même avec des moyens plus que douteux, les produits étaient vendus et exportés dans le monde entier.

La situation précaire d’aujourd’hui n’est pas une « bêtise » qui se prend à la légère, mais des milliers de chevaux sont concernés et c’est aussi pour cela que le PSA lignée « pur polonais » n’a jamais réussi à passer la barre pour devenir un cheval extraordinaire. Les exemples qui prouvent le contraire ne sont pas nombreux.

Témoignages

” Les pédigrées sont la preuve exacte qu’il n’est pas possible de parler d’un élevage pur sang arabe, et pour le moment il est clair, que dans l’élevage polonais ne sont pas utilisés ni des étalons PSA ni des étalons du sang pur égyptien.

(Dr.W. Eppenborn, dans « équipe 1970 »)

Encore plus directs s’expriment des journalistes :

* Après des contrôles intensifs, il est prouvé que Skowronek n’était même pas un cheval pur sang arabe, mais un cheval demi-sang avec du sang arabe dedans. Les Potockis ont garanti la pureté, ce qui en fait était un mensonge. Cette mixture demi-sang fut croisée avec les exemplaires les plus nobles qui ont existé depuis le 18° aux Etats-Unis.

Sans Skowronek et les autres arabes de…. l’est, malhonnêtement infiltrés dans les rangs des chevaux ASIL, le nombre des PUR SANG serait beaucoup plus haut.

(W Schraps dans “GEO nr4, 1982)

Dans le livre « THE LINEAGE OF THE POLISH ARABIAN HORSES » par Guttmann et Klynstra, les lignées des chevaux arabes polonais sont analysées et retracées jusqu’à leur 12° génération. Pendant les premières décennies du 19° siècle, les reproducteurs polonais étaient des juments locales avec plus ou moins de sang arabe, mais aussi du pur sang anglais, turkmène, iranien et beaucoup de chevaux d’origines non connues.

Un exemple pour l’élevage polonais est l’étalon « Dardziling » (1903) qui n’avait que 90 % de sang arabe prouvable. Ou par exemple « Arabella » (1898) grand-mère de « Adamas » (1930) et « Arabeska » (1931) avec un pourcentage de seulement 37,5 %.

Mais les produits ainsi croisés ne se font pas éliminer en Pologne pour garder la pureté de la race, non, les demi-sang sont croisés avec les demi-sang pour leur plus grand malheur.

Mais il n’y a pas que les Polonais qui ont fait du tort, en lisant le texte dans le « stud book » 1979 de la Arab Horse Society d’Angleterre, qui existe depuis 1919, sur la définition du cheval arabe :

Les chevaux pur sang arabes sont des chevaux qui prouvent par leur pédigrée qu’ils ne portent que du sang arabe.

En connaissant cette définition, il est quand-même étonnant qu’en 1919 l’étalon tellement populaire « Skowronek » ait été acccepté dans le registre, malgré le fait que sa mère « Jaskolka » avait dans ses origines (et cela a été prouvé) : 5 fois pur sang anglais, 2 fois turkmène et 16 fois jument locales polonaises. (GUTTMANN und KLYNSTRA, 1968, Pedigree II)

Les Bédouins étaient très réalistes sur leur manière d’élever des chevaux « asil ». Si une jument était capturée et les origines étaient inconnues, ils appelaient cette jument « Kadish » qui veut dire de moyenne qualité, non asil. L’honneur ne permettait pas de la faire reproduire. Un étalon « Kadish » ne pouvait pas non plus saillir une jument asil car dans ce cas le poulain de ce croisement n’avait plus aucune valeur et la jument devenait « kadish » elle aussi.

Le « Asil Club » se voit comme le gardien du cheval « ASIL » avec des origines pur sang arabe de la Deserta Arabica. Il ne va jamais accepter du sang autre que du sang pur arabe dans les origines des chevaux enregistés « asil » et je veux fermer cette page avec un mot de Winston Churchill, un mot qui pourrait être le « leitmotiv » de l’ASIL CLUB :

Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.

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