Comment atteler ?

Comment atteler ?

samedi 5 juin 2010, par Airelle


Comme pour toute discipline, il y a évidemment certaines règles à respecter si l’on veut que tout se passe pour le mieux. Certaines sont évidentes, d’autres, probablement plus archaïques, ne sont presque plus appliquées.

Par exemple, la tradition veut que le meneur ait la tête couverte (béret, casquette, chapeau...) et qu’il porte un tablier. Dans la réalité, bien peu de meneurs se soucient réellement de détails aussi peu importants. Personnellement, j’ai même essayé de mener avec une casquette, tout ce que ça m’aura valu c’est un demi-tour au bout de 100 mètres de galop car la casquette avait volé par terre... donc honnêtement, je déconseille ! Et puis le tablier, niveau look c’est bof. En théorie on doit aussi mener avec des gants, évidemment l’hiver, ça évite les gerçures et c’est très bien, mais l’été... je déconseille aussi ! C’est franchement inconfortable !

La tenue des guides est également très controversée. On doit en principe tenir les deux guides dans la même main pendant que l’autre, dont le rôle est de tenir le fouet, vient aider si besoin est. Etant donné que je ne me sers pas du fouet, je tiens une guide dans chaque main, et force est de constater que la plupart des meneurs semblent avoir fait le même choix.

Il est fortement déconseillé d’atteler seul, car en cas de problème, l’accompagnateur doit aller à la tête du cheval pour le tenir ou le rassurer, chose que le meneur lui même ne peut absolument pas faire puisqu’il ne doit pas lâcher les guides ! Je l’ai déjà fait et je reconnais que c’est un pur moment de bonheur et d’harmonie avec son cheval, MAIS, on ne se rend pas compte du danger tant qu’aucun accident n’est arrivé... à ne pas faire trop souvent donc...

Plus sérieusement, on garnit un cheval dans un ordre bien précis, cet enchaînement est supposé respecter l’ordre le plus logique, mais il peut y avoir quelques variations selon le cheval, la voiture ou le meneur. On va évidemment remplir le coffre de la voiture d’attelage en premier, afin de gagner du temps et d’éviter que le cheval attende. Il est utile d’avoir à portée de main un cure-pieds (au cas où un caillou viendrait se coincer dans un fer), un couteau (en cas d’accident, il faut pouvoir dégager le cheval de ses harnais même si les attaches sont hors de portée), le licol et la longe (en cas de problème, d’arrêt imprévu ou de pause), un vêtement chaud, un vêtement imperméable, une bouteille d’eau, ses propres papiers ainsi que ceux du cheval, un téléphone portable (ne pas oublier de désensibiliser le cheval aux sonneries intempestives !), une carte comportant le tracé des routes et des chemins et bien sûr... un appareil photo pour immortaliser tous vos plus beaux moments ! Une fois la voiture prête on va évidemment s’occuper du cheval, le panser, le détendre si nécessaire, puis le garnir. Ordre conseillé par les manuels d’attelage : têtière, sellette, reculement, ajustage de la sangle, culeron, bricole, guides. Personnellement pour le confort de mon cheval, je ne lui mets la têtière que quand tout le reste est en place afin de lui laisser la bouche libre plus longtemps.

Puis on approche le cheval et la voiture en prenant soin de ne pas heurter le cheval avec les extrémités des brancards. On attache les traits, puis les courroies de reculement, le meneur prend les guides dans la main, s’installe en voiture, ajuste ses guides et invite les passagers à bord. Au retour, on fait tout dans le sens inverse et on n’oublie pas de récompenser !

Il est important de savoir que dans le cas d’une voiture à deux roues, on approche la voiture vers le cheval, alors que pour une voiture à quatre roues, c’est le cheval qui sera déplacé entre les brancards, dans un souci de commodité bien entendu, car autant une petite deux roues est soulevable par un meneur, autant une quatre va quand même être bien plus lourde à déplacer...

Je crois également utile de dire que bien qu’une balade en famille ou entre amis soit très agréable, elle peut vite devenir très agaçante pour le cheval comme pour le meneur si quelques règles élémentaires ne sont pas rappelées aux passagers (et c’est du vécu !).

- Ne pas parler plus fort que le meneur alors qu’il donne les ordres au cheval, le félicite, l’encourage ou le rassure.
- Ne pas crier comme un/une hystérique lorsque le cheval accélère, fait un écart ou roule dans une bosse (les éclats de rires ou paroles enjouées ne perturberont pas le cheval, mais des cris s’apparentant à des cris de panique, si !).
- Ne pas gesticuler à outrance dans la voiture, les chocs se répercutent sur le dos du cheval et le perturbent.
- Ne pas descendre de voiture en marche et sans l’autorisation du meneur (le poids total de l’attelage serait alors modifié, entraînant un changement brutal pour le cheval).

Oui, ça paraît un peu dur, mais croyez moi, tout se passera bien mieux si les passagers aussi sont bien dressés !






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