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Keawee décédée le 14 Nov 2014

Il est temps de le laisser partir …..

Tout le monde le sait, mais il est toujours difficile d’en parler, un jour ou l’autre il faut prendre la décision finale. Déjà l’idée ne nous plaît pas du tout. C’est surtout la question : comment je saurai? Heureusement, si nous voyons que notre compagnon souffre terriblement, dans notre tête nous savons que le moment est venu. Malheureusement pour nous ce sont nos émotions qui nous laissent douter et pousser l’action le plus loin possible. Notre cheval a toujours été bien soigné, le vétérinaire a fait son possible et en principe tout est logique. Le seul hic là-dedans c’est qu’il sera à nous de prendre la décision fatale, à nous seuls.

Mal au cœur ……

La décision de finir la souffrance de notre compagnon est plus facile à prendre si le mal est visible, il a manifestement tellement mal et nous savons qu’il est temps de finir. Cela se complique seulement, si par malheur les douleurs sont cachées ou éventuellement prévisibles. Par exemple, votre cheval souffre d’une maladie de peau, mais le traitement possible va provoquer une fourbure … que faire?

C’est votre vétérinaire qui vous dira si les chances de guérison de votre cheval sont raisonnables et si vous pouvez repousser votre décision. Dans les autres cas, essayez de mettre vos émotions de côté et analysez, si la situation quotidienne de votre cheval est positive ou plutôt négative pour lui.

Par contre n’hésitez pas à réagir au plus vite si votre cheval :

souffre d’une fracture de la jambe (soigner une fracture chez un jeune cheval est déjà très difficile, mais pratiquement impossible chez un vieux cheval)

ne se déplace plus à cause d’une fourbure ou l’os a traversé la sole.

a perdu son équilibre et se jette parterre violemment à cause d’un désordre mental.

le cheval est dans un état de choc, les signes vitaux sont alarmants, les battements de son cœur ne descendent pas en-dessous de 80 par minute, ses extrémités sont froides, etc.

souffre d’une colique aggravée, les douleurs laissent supposer qu’il s’agit d’une rupture intestinale.

il ne répond plus au traitement de ses maladies, il exprime de l’inconfort, ne peut plus se nourrir et/ou s’abreuver, uriner etc.

souffre de douleurs, ne peut plus bouger sans avoir du mal et un traitement n’est pas possible.

Je suis sûr d’avoir oublié d’autres raisons, mais comme pour vous, il m’est difficile de faire le point.

En tous les cas ne laissez pas souffrir votre cheval inutilement, parce que vous ne pouvez pas prendre la décision.

Mais comment…… ?

Si votre décision est prise, il reste à choisir le « comment ». J’ai dit choisir parce qu’il est possible dans certains pays de l’Europe d’euthanasier le cheval en tirant une balle dans sa tête, mais en France c’est le vétérinaire qui s’en occupe. Le choix « abattoir » n’est pas un choix, pour celui qui pense le contraire, il faut qu’il aille sur une foire aux chevaux et qu’il regarde bien « LE » camion suspect qui transporte les chevaux en surnombre dans des conditions lamentables.

La façon la plus correcte pour soulager notre vieux compagnon de ses douleurs et souffrances est donc pratiquée par votre vétérinaire. Il va injecter un sédatif pour calmer le cheval (l’endormir) et ensuite ce sera une dose de barbituriques qui paralyse les muscles, la respiration et le cœur. Le cheval ne sent rien. Mourir dans la dignité est le dernier service que nous pouvons lui rendre. Cet acte final durera 10 minutes et c’est à vous de choisir si vous voulez accompagner votre compagnon sur sa dernière balade.

Il ne faut pas avoir honte ou se gêner si vous ne pouvez pas être présent, et ça ne dévalorise en aucun cas votre amitié. Voir mourir son cheval …. pas facile.

En tous les cas, si vous avez le temps et il ne s’agit pas d’une urgence, préparez ce dernier acte préventivement. Pensez à contacter l’équarrisseur, pour qu’il vienne le même jour pour chercher la dépouille. Préparez la place, bien accessible pour le camion, pour que tout aille relativement vite.

Un dernier conseil, si vous pouvez éviter d’être présent quand le camion arrive pour enlever le corps, faites-le. Ce n’est vraiment pas un spectacle pour des âmes sensibles.

Le jour où vous devez traverser cette épreuve douloureuse, malgré tout le chagrin, sachez dans le fond de votre cœur que vous avez bien fait….. Qui sait, peut-être qu’il est maintenant le fidèle compagnon de votre ange gardien.

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