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L’argile -> bien plus que de la boue

Il y a fort longtemps que l’argile est utilisée pour autre chose que la poterie. Dans l’antiquité, elle était déjà utilisée pour ses vertus médicinales. Bien sûr, à cette époque, personne n’était en mesure d’expliquer pourquoi son emploi était bénéfique, mais il faut toujours se dire que si nos grand-mères s’en servaient et transmettaient leurs remèdes, c’est qu’il y avait bien là une raison.

L’argile, utilisée en bains et cataplasmes pour soigner les blessures et les contusions, mais aussi dans divers breuvages au goût infâme (parce que sinon ça soigne pas…) pour les problèmes de digestion, se devait d’être dans toute bonne “boîte à pharmacie”.

A notre époque, nombreux sont ceux qui ont oublié les bienfaits des choses que la nature nous offre gratuitement et se sont tournés vers la médecine moderne, plus pratique et tellement… chimique.

Argiles, vous avez dit argiles?

Eh, oui… il y en a plusieurs. Vous devez déjà savoir qu’il y en a de la rouge, de la blanche, etc… Mais est-ce vous savez aussi que la couleur et les vertus n’ont rien à voir? Dans le domaine scientifique, (donc avec les noms barbares qui vont avec) on référence de nombreuses sortes d’argiles différentes, tant au niveau de l’aspect qu’au niveau des propriétés. Mais il peut très bien y avoir plusieurs variétés d’argile de même couleur mais qui ne sont absolument pas du même type!!!

Les sept familles les plus importantes sont les attapulgites, l’illite, les chlorites, les glauconies, les kaolinites, les montmorillonites, et les sépiolites.

Et côté pratique?

L’argile est le plus communément utilisée en application locale, cavaliers et cavalières le savent.

Les cataplasmes, utilisés pour traiter la majorité des inflammations, brûlures et engorgements, peut aussi servir en cas d’abcès et d’arthrose.

Mode d’emploi :

Déjà, il faut penser à avoir toujours de l’argile à la maison… ben oui…

La préparation de l’argile n’est pas difficile en soi, il faut juste un bol (si possible en bois, sinon en plastique… pas de bol métallique, par pitié) et un peu d’eau… sans oublier de vous munir d’un linge en coton (ou de compresses) et de sparadrap.

Il faut mélanger l’argile avec l’eau jusqu’à obtenir une pâte sans grumeaux, pas trop épaisse pour pouvoir l’étaler, et pas trop liquide non plus, sinon, ça coule plus que ça ne soigne.

Puis il faut la laisser reposer quelques heures… ça vous rappelle la pâtisserie à vous aussi?

Mode d’application :

Il faut étaler l’argile en couche épaisse, et dépasser très largement autour de la zone à traiter. Le plus simple est de tartiner abondamment le morceau de tissu prévu à cet effet, et de le placer ensuite directement à l’endroit nécessaire… c’est à cet instant que le sparatrap devient important, sinon, ça tiendra jamais…

L’application se fait sur une durée variable (de 1 à 3 heures) selon la taille de la zone traitée, la gravité du problème, etc…

A noter :

une fois le cataplasme enlevé, il faut jeter l’argile… (pas forcément le morceau de tissu qui va avec. Vous avez un cheval, donc certainement pas peur de gratter un peu d’argile avant de mettre tout ça à laver) car l’argile absorbe pas mal de cochonneries durant le processus.

Voilà en gros pour ce que tout le monde connaît. Alors maintenant, passons au domaine moins connu… la thérapeutique interne…

Vous vous dites que “n’importe quoi ça se mange pas”… raté, et en plus vous en avez tous déjà mangé… car l’argile est souvent utilisée comme excipient dans les médicaments. Beurk, hein?

L’utilisation de l’argile pour les troubles digestifs est bien plus complexe que son homologue cutanée. Elle est fortement contre-indiquée en cas de troubles sévères, ou tout du moins je vous conseille d’en parler avec le médecin ou le vétérinaire…

Quoi qu’il en soit il est obligatoire de beaucoup diluer l’argile avant de la boire… Vous connaissez le smecta ? Ben c’est pareil. Ca a le même goût (donc c’est infect). L’argile forme dans le tube digestif une sorte de “pansement”, et en quelque sorte imperméabilise tout ça. Il a été constaté que l’argile avait pour effet de grandement diminuer l’absorption de l’alcool par l’organisme (avis aux amateurs de balade éthylogique) mais aussi des nutriments (c’est pas une raison, mesdames, pour vous en enfiler un grand verre avant de vous jeter sur la danette).

Plus sérieusement, l’argile a la capacité de calmer les troubles inflammatoires de la muqueuse interne : brûlures d’estomac, constipation (ou son contraire), remontées acides, flatulences, etc… En gros, en cas de soupçon de désordre interne, ça peut théoriquement pas faire de mal.

Il est aussi à noter, que certains médecins utilisent l’argile en cas de saignements dûs à un ulcère (ou un truc similaire) mais je ne sais pas si ce genre de chose peut arriver à un cheval… S’il y a des vétérinaires sur le site, je serais très heureuse d’avoir des précisions !!!

Ah, et j’oubliais un détail très important : IL NE FAUT JAMAIS MÉLANGER DE L’ARGILE A DE LA PARAFFINE … donc si votre cheval a les symptômes d’une colique, ne lui en donnez surtout pas, ça ne ferait qu’aggraver dramatiquement la situation !!!!!!!!

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