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Les épices d’entraînement…

Varier les exercices, c’est mettre des épices sur l’entraînement.

Pour l’entraînement de nos chevaux, notre motivation est aussi importante que de savoir motiver notre partenaire. C’est à nous de faire en sorte que la répétition des exercices dans l’entraînement reste intéressante et plaisante pour le cheval (et pour nous).

La variété des exercices, le changement des demandes et surtout la concentration sur la bonne performance sont les facteurs qui décideront si l’entraînement devient bof, ou au contraire, fait plaisir à tous les deux. Nous pouvons varier sur la durée, l’endroit et le but des exercices.

Une question qui est très souvent demandée, c’est la durée d’un exercice.

Une réponse n’est pratiquement pas possible, car tout dépend de votre but à ce jour. Voulez-vous juste travailler sur les flexions au pas, ou êtes-vous entrain de perfectionner votre cercle au galop?

Le travail au pas n’est pas si fatiguant pour les chevaux. Il faut aussi peut-être payer le tribut du mauvais temps et la condition physique de votre cheval.

Admettons que les conditions sont en votre faveur, vous pouvez fixer le temps de travail de jour en jour, là il ne faut pas tomber dans le piège de « travailler » le cheval à chaque fois une heure par séance.

Il est clair que si vous faites cela, le cheval va régler son horloge interne et une heure passée = fin du travail.

Entraîner le cheval peut durer, pourquoi pas toute une journée (toujours en respectant de ne pas trop demander et des pauses casse-croûte), mais aussi « que » 5 minutes, justement après une séance un peu intensive la veille, et seulement dans le but de lui dire … t’as bien fait tu sais.

Entraîner son cheval dans la carrière ou pendant une randonnée, les deux sont bénéfiques, et pourquoi pas le faire dans la même séance. Mais là aussi, il ne faut pas tomber dans la routine, par exemple d’abord la carrière ensuite dehors. Pour garder le cheval de bonne humeur et attentif, il est aussi bien de faire une petite balade, suivie par une séance dans la carrière.

Tout cela, avec comme but, le plaisir pour les deux. Nous savons que la clef d’un bon entraînement c’est la répétition, par contre il faut éviter de travailler les exercices comme il sont pratiqués à l’armée, de la façon “jusqu’à ce que ça marche”.

Une petite règle d’or nous dit de pratiquer un exercice jusqu’au point d’être sûr que le cheval a « capté » ce que nous voulions qu’il fasse et ensuite changer le travail.

Certains entraîneurs « pros » attachent le cheval après le travail, pour lui donner le temps de réfléchir sur les exercices, mais aussi pour apprendre à rester patient et calme pendant l’attache. Cet exercice aussi peu varier de 10 minutes à une heure. D’autres entraîneurs disent de laisser le cheval tranquille après le travail, à mon avis les deux pratiques ont du pour et du contre.

Sur ce point il est peut-être bien de reconnaître que c’est souvent nous qui perdons la concentration ou devenons moins attentifs, c’est le moment, au lieu de chercher la faute chez notre cheval, d’arrêter les exercices sur un bon point et laisser le cheval tranquille.

Varier vos exercices, vos demandes, la suite des séances, l’endroit d’entraînement, la durée et bien sûr les difficultés. Cela vous aidera, vous et votre cheval, à rester attentif et ajoutera (j’espère bien) un peu d’épices dans votre complicité, beaucoup mieux qu’une routine qui, à la limite, se répète jour après jour.

… et n’oubliez pas de sourire, le cheval vous sera reconnaissant.

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