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Happy et sa Baby Bee
Happy et sa Baby Bee

Mieux comprendre les juments

Les juments sont souvent connues pour être hargneuses, toujours de mauvaise humeur, lunatiques et difficiles.

Il est important de comprendre le «pourquoi elles sont comme ça», pour bien les gérer et les manipuler.

Les réactions d’une jument sont basées sur un mélange de son instinct, de son expérience avec ses confrères, de sa personnalité individuelle et même des facteurs hormonaux. Bien sur, chaque cheval est différent, cependant il existe des généralités. Cela permet de mieux comprendre son comportement et ainsi de former de meilleures relations avec elle.

Pour vous donner une idée en comparant avec des animaux de compagnie, les hongres et étalons seraient plutôt des chiens et les juments des chats. Une jument ne communique pas physiquement, à moins qu’elle ne vous ait jugé et trouvé digne d’entrer dans son monde. Lors d’une première rencontre avec une jument, elle vous regarde probablement l’air de dire «tu ne m’intéresse pas du tout». Elle n’est pas malpolie ou méchante, mais plutôt indifférente. Si vous insistez, soit la jument accepte votre toucher, soit elle baisse les oreilles avant de s’éloigner. La meilleure réaction que vous pouvez espérer est probablement le «ok pour le moment mais je m’engage à rien». Ce comportement félin est le miroir d’une jument.

Les juments sont très sociables et sont bien équipées pour vivre en troupeau. La première rencontre, décrite plus haut, se déroulerait avec un autre cheval comme cela: la jument prendrait d’abord contact avec les narines pour sentir l’autre cheval de partout, puis elle répondrait de façon agressive (dégage-toi !) ou lui donnerait le signal qu’il peut la suivre ou baisserait la tête et continuerait de brouter, ce qui signifie que l’autre cheval peut rester avec elle.

Se faire accepter par une jument, instaurer et gagner sa confiance et son affection est tout un périple. Pas besoin de tourner autour du pot, faire des câlins ou donner des bonbons pour y arriver. La bonne méthode, c’est de travailler continuellement dans le calme et garder un certain rituel pour donner un maximum de régularité. (donner la nourriture toujours à la même heure, procéder au pansage toujours dans le même rythme, prendre toujours les pieds de la même manière, pareil pour mettre les cuirs etc.)

Tous les chevaux aiment la régularité et l’ordre dans leur vie, particulièrement pour les juments.

Il est dit que tous les chevaux doivent être manipulés avec gentillesse. Néanmoins, comme nous ne sommes pas des êtres parfaits, des fois ce n’est pas notre jour. Nous avons des soucis, pas trop de patience, la tête ailleurs, nous sommes énervés et même injustes dans notre comportement envers notre cheval. Dans ce cas, les hongres ou étalons pardonnent beaucoup plus vite qu’une jument. Une jument se rappellera très longtemps des mauvaises actions, elle n’oubliera d’ailleurs peut être jamais. Cette mémoire est importante pour sa vie dans le troupeau car elle a besoin de savoir qui est son copain et qui il ne vaut mieux pas fréquenter. Une jument réagit aussi plus vite son mécontentement que les males. Des fois un «hey» est suffisant pour (re)gagner son attention : les juments ne sont pas plus sensibles, mais beaucoup plus attentives aux choses qui se passent autour d’elles, un atout dont elles ont besoin dans leur vie quotidienne.

Le revers de la médaille c’est quand la jument a une mauvaise journée. Cela peut être du à ses ragnagnas et les hormones, ou simplement parce que ce n’est pas son jour, une chose qui arrive aussi chez les mâles. Ces jours là, il n’est pas utile de ne rien faire, mais il est préférable de le savoir AVANT pour éviter de rentrer dans un combat sans fin. Le mieux est de garder pour ces jours des exercices simples, afin de toujours finir la séance sur une note positive.

Il est bien d’être conscient qu’une jument «de mauvaise humeur» peut devenir dangereuse. Une jument ne bluffe pas : si elle couche les oreilles et/ou commence à bouger la queue, c’est sérieux. Choisissez votre position en dehors de son rayon «je botte ou je mords». Une jument bien éduquée est plus facilement rappelée aux ordres et va céder, possiblement à contre cœur, mais elle va coopérer.

Attention : Ne faites pas la bêtise d’être gentil et compréhensif avec elle quand elle se comporte mal, ce n’est pas dans ses intérêts. Au contraire, votre amabilité pourrait signaler une certaine faiblesse ce qui l’encouragerait à se révolter encore plus. Une jument résistante fait pareil dans un troupeau : si elle se sent supérieure, elle fera son possible pour grimper dans la hiérarchie, sans reculer devant son adversaire, dans ce cas VOUS.

La difficulté de votre relation est directement liée à sa propre position hiérarchique. Pour les juments «alpha» ou dominantes, il existe deux possibilités. La première, souhaitable, c’est que la jument vous donne toute son énergie et sa confiance pour devenir un cheval exemplaire (en principe, c’est le cas pour une jument alpha éduquée avec finesse et compréhension). La seconde, c’est qu’elle utilise tous ses moyens pour vous résister.

Les juments, qui par habitude se trouvent plutôt en bas de la hiérarchie, peuvent poser plus de difficultés. En effet, elles attendent parfois toute leur vie LE moment pour montrer leur vraie personnalité. Quel que soit notre comportement dans ses moments là, nous sommes physiquement très loin de l’intimidation donnée par une jument dominante. Il arrive souvent que les juments les plus difficiles à manipuler soient les plus sages en liberté dans le troupeau. Pour bien travailler avec des juments non dominantes, il faut être prudent et surtout constant : remplacer la jument alpha et rester toujours maître de la situation. Restez juste et honnête dans votre relation, sans abus.

Les juments passives peuvent se montrer carrément méchantes dans leur relation avec des hongres ou étalons. C’est très rare qu’un cheval mâle se bagarre avec une jument car ils sont «gentlemen» mais dans ces cas les juments se montrent de vraies furies.

En résumé, établir une bonne relation avec une jument est définitivement plus difficile qu’avec un hongre, mais ça vaut largement le coup. Les juments sont très proches de leur humain et montrent leur affection. Elles cherchent le contact corporel, elles vous parlent et lèchent même vos mains, sans oublier qu’elles vous saluent avec un petit hennissement à chaque fois quand vous venez.

Une fois leur confiance gagnée, elles vous donnent leur cœur

2 Responses to Mieux comprendre les juments

  1. Bonjour !

    Je vous explique ! :

    Ma meilleure – amie a acheter un deuxième cheval (une jument ) c’est moi qui la travail mais le problème est que elle a été séparer de sa mère a 4 ans (son âge actuel)et je ne c’est pas si sont comportement qui est a vrai dire asser dangereux ! car dés que j’essaye de la toucher sous le ventre ou ces pattes elle ce met a ruer a essayer de me  » dégager » ce en quoi je trouve très dangereux donc j’aurais voulu savoir si vous pouviez m’aider a régler ce problème pour pouvoir afin avancer et pouvoir la débourrer ! 🙂 merci de m’ecrir a cette adresse Juju.cheval52@laposte.net cordialement Julie

  2. MERCI POUR CE BEL ENSEIGNEMENT CONCERNANT LES JUJU. CELA DEVRAIT M’AIDER DANS LA RELATION AVEC MA FIFILLE DE 6 ANS UN PEU DIFFICILE ET UN PEU DOMINANTE SURTOUT TETUE. SON DEFAUT C’EST QUELLE EST TRES INTELLIGENTE ET ME TESTE SANS ARRET. MAIS JE L’AIME PASSIONEMENT. MERCI ENCORE. ELLE EST X FRISON ESPAGNOLE.

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