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Mythologie chinoise – la légende du cheval « Bonnechance »

L’histoire du cheval Bonnechance est très très vieille. Les sources datent de la Dynastie Xixia (Hsi hsia).

C’est l’histoire d’un jeune garçon, nommé Wa Tung, qui aimait les chevaux plus que tout, mais il n’avait jamais le droit de monter sur le cheval de son père.

Un jour le petit garçon était encore tout seul dans la maison et pour passer le temps il prit des vieux vêtements et forma un cheval. En fermant les yeux, son seul souhait était que ce serait un vrai cheval.

Ne sachant pas qu’il était observé par un vieux sorcier il continua de rêver. Le vieux sorcier voyait la joie dans le visage du garçon et .. miracle, le cheval formé par des vêtements se réveilla et devint réalité. Wa Tung ne savait plus quoi dire tellement il était heureux d’avoir son propre cheval. Le seul hic là-dedans, il avait oublié de donner des yeux à son cheval de vêtements, mais la joie était trop grande.

Avec un immense plaisir il monta son nouveau cheval dans le jardin de son père, mais, comme le cheval n’avait pas d’yeux, il ne vit pas que la chevauchée avait détruit toute la récolte. Le papa de Wa Tung était fou furieux et il appela le cheval dorénavant « Malchance ». Quand le sorcier vit ce qu’il était arrivé à ce pauvre garçon et son cheval, il utilisa sa magie, et le cheval recula tout le chemin parcouru et tous les dommages étaient réparés. Le père en voyant ça, donna alors le nom « Bonnechance ». C’est ainsi que le cheval fut nommé cheval Bonnechance-Malchance. Malheureusement le cheval continua de détruire les plantes et un jour, le papa de WaTung demanda au cheval de partir.

Bonnechance-Malchance s’éloigna très loin de la maison et sur son chemin il rencontra une jument qui s’appelait Mauvaise-Jument. Les deux tombèrent amoureux et le mariage ne fut qu’une formalité.

Les deux vivaient très heureux ensemble, mais Bonnechance-Malchance avait de plus en plus le désir de retourner à la maison pour voir ce qu’était devenu WaTung. Mauvaise-Jument ne voulait pas que son mari, Bonnechance-Malchance fit le chemin tout seul, alors elle insista pour l’accompagner. Enfin arrivé à la maison de Wa Tung, le garçon leur dit qu’il se préparait à partir en guerre de l’autre côté de la grande muraille.

Bonnechance-Malchance voulait absolument arrêter cette guerre et proposa à Wa Tung de le monter comme son propre cheval de guerre. Avant que la bataille ne commença Bonnechance-Malchance parla à tous les chevaux pour les convaincre de ne plus porter leur cavalier.

Voilà ses mots:

Chevaux-frères, cousins, amis, nous sommes une famille, je suis marié avec une jument de votre camp, et c’est comme ça que vous êtes très liés à mon pouvoir et ma force. Dans une bataille c’est nous qui souffrons encore plus que les humains. Aujourd’hui mes frères, cousins et amis, nous n’allons pas mourir, nous allons survivre. Nous allons porter nos cavaliers, ces insensés, si proche l’un envers l’autre qu’il ne sera pas possible pour eux d’utiliser leur armes.

C’est donc comme ça que la paix a été faite. A partir de ce moment-là cheval Bonnechance-Malchance fut appelé Chance et le nom de Mauvaise-Jument changea pour Femme-de-Chance.

Peut-être que cette histoire est la raison pour laquelle l’année du cheval dans le calendrier chinois est considérée comme chanceuse et ainsi sont considérés les chevaux, les porte-bonheur des humains. Peu importe la définition, une légende de plus pour nous montrer à quel point le cheval était valorisé il y a déjà des milliers d’années.

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