Accueil » Soins et santé » Elevage » Acquérir un cheval » Plein Papier = Cheval de race ?

Plein Papier = Cheval de race ?

« Mon cheval a un pedigree », une phrase qui peut dire beaucoup, mais aussi très peu sur un cheval. Les éleveurs-producteurs sont persuadés que : sans pedigree, pas de qualité. C’est le pedigree qui donne et contient la vérité sur le cheval. Une autre opinion est que seul le cheval individuel doit être important, peu importe les papiers. A première vue, les éleveurs n’ont pas si tort, mais au risque de produire n’importe quoi, parce que trop « aveuglés » par les lignées, ils sont persuadés que la qualité « DOIT » se produire ….. De l’autre côté, ne pas faire attention aux papiers, peut inciter à faire accoupler deux chevaux qui ne vont pas du tout ensemble, et le résultat est souvent décevant. Alors, qui a raison? Je ne sais pas, mais il est sûr que les deux côtés n’ont pas fini d’apprendre.

« Pure race » , ça veut dire quoi ?

Avant quelques temps, je pouvais encore citer certains pedigree d’un Pur-Sang Arabe égyptien sans beaucoup de difficulté, comme tout le monde le sait, ce sont les seuls chevaux qui sont élevés depuis des siècles, et le mot « Pur-sang » n’a jamais été pris à la légère (au moins chez les PSA égyptiens). MAIS les PSA sont bien l’exception dans l’élevage des chevaux, ce n’est pas la règle, et malgré tout, il y a aussi (malheureusement) d’autres races de chevaux dans les lignées qui sont tellement chères aux éleveurs PSA et parmi eux surtout les Polonais et Crabbets.

Maintenant passons aux chevaux américains. Le mot « pur » n’existe pas, pour aucune race. Soit il y a des ancêtres ibériques, ou chez les Quarters et Paints le Pur-sang Anglais (Thoroughbred), les Morgans ou Tennessee Walkers peu importe le nom, tous ces chevaux sont issus d’une mixture de différentes races équines, races qui ne sont même plus existantes parfois ou dont les origines ne sont plus à retracer.

Les choses deviennent encore plus compliquées, quand après la création d’une race, la mixture continue. Un Quarter + un Thoroughbred = pas de problème, pareil pour les Paints ou Appaloosas. Mais le pire dans tout cela c’est les « Warmbloods » en Europe. Un étalon du Danemark peut être agréé pour le KWPN, ou encore plus facile, un Oldenburg fait son travail sous les bannières du Warmblood Suédois.

Pour couronner le tout un cheval de sport (même des poneys), une fois importé en France devient un « Cheval de Selle français ». La race de ses origines n’existe plus. Qui a dit « PUR » ?

Mais si vous pensez : ça y est, ce n’est pas à toper, vous avez tort. Aujourd’hui vous pouvez enregistrer un cheval « demi-sang », hourra, enfin une possibilité pour les éleveurs de produire n’importe quoi. Ne vous demandez pas pourquoi il y a tellement de chevaux « OI » ou « ONC ». Dans pas mal d’annonces de vente de chevaux, il est mentionné un prix moins cher si vous achetez sans papier.

…. et les associations dans tout cela ?

Les associations d’éleveurs ont certainement leur mérite dans la création des races et leur standards. Souvent avec un travail de fou, elles décrivent quelques points forts. Il faut vérifier quelles marques sont typiques pour la race et qu’il faut préserver. A ma connaissance, il n’existe pas une association qui a pour but de produire un cheval inmontable ou tellement laid qu’on refuse de l’acheter. Les examens de confirmation pour chaque race sont fixés et il est vrai que, avec beaucoup de travail et d’intérêt pour les détails, certaines races sont devenues ce qu’elles sont aujourd’hui. Le hic est souvent que la porte vers les exceptions reste ouverte. Par contre les standards ainsi fixés pour une race aident beaucoup à choisir la race pour l’utilisation prévue. Les différents concours qui sont organisés par les associations donnent souvent aussi une autre valeur aux chevaux de l’une ou l’autre lignée, un point de vue important, économiquement parlant.

Conclusion

L’élevage équin sur la base des pedigrees est éventuellement préférable, mais le danger là dedans est simple : Jaques M., propriétaire d’une jument pas vraiment belle avec quelques défauts, mais un bon pedigree, va la marier avec l’étalon de Marie W. Un étalon agréé (personne ne sait comment), qui ne fait pas des jolis poulains et en plus il produit des chevaux avec un mauvais caractère. Une combinaison qui ne va pas du tout ensemble, mais…. pedigree en main, personne ne va les empêcher et la production d’un cheval à problèmes est en route.

De l’autre côté il existe des chevaux d’origine inconnue qui ne sont pas du tout à problèmes et même très typés pour la race, malgré le fait de ne pas avoir les « pleins papiers ». Réfléchissez bien si vous voulez rentrer dans le circuit sportif où il faut les pleins papiers d’un « pure race ». Bien sûr vous ne pouvez pas concurrencer les chevaux soit-disant « purs » sur leur terrain, càd, sur une manifestation organisée par les propres associations d’une race, mais il existe encore des possibilités de rejoindre le monde sportif, sans avoir un cheval pleins papiers.

A mon avis, il faut produire des chevaux qui ne demandent pas plus que d’être aimés, pedigree ou non, des chevaux à problèmes ou invendables remplissent déjà les transport vers la destination finale….. En tous les cas, pleins papiers ne veut pas dire « pure race ».

Click on a tab to select how you'd like to leave your comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *