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Akhal-Teke

Le cheval aux origines les moins bien connues, l’Akhal-Téké reste auréolé de mystère.

Il incarne le vrai cheval du désert à la peau fine et au poil soyeux.

A vrai dire, tout en lui est surprenant :

– sa grande ancienneté, encore qu’il soit impossible de l’évaluer avec précision

– son berceau, une oasis de Turkménie, proche de l’Iran

– sa morphologie, fort peu classique

– sa robe aux reflets métalliques

– et enfin ses qualités athlétiques, qui ne se devinent guère, et les étonnantes performances dont il se montre capable.

L’Akhal-Téké est apparu aux abords des oasis du désert du Karakorum, le centre pricipal étant Ashkabad (Turkménistan). S’il a contribué à la création de nombreuses races, il n’a subi l’influence d’aucune. La tentative de croisement avec le pur-sang a échoué. Les turkmènes prennent le plus grand soin de leurs chevaux. Ils les enveloppent de couvertures, leur donnent des oeufs, et des boulettes végétales liées avec de la graisse de mouton. C’est peut-être le secret auquel ils doivent le brillant de leur robe.

C’est un cheval élégant, d’une taille moyenne de 1 m 60, au poil ras, au chanfrein rectiligne, aux yeux vifs, aux naseaux larges. Son encolure est greffée haute avec un garrot sorti, sa poitrine est étroite et sa côte levrettée, sa croupe est avalée avec une queue attachée bas. Il est droit sur ses articulations, ses membres sont fins, ses sabots sont petits, ses crins ne sont pas très fournis.

La difficulté que présente l’usage de ce cheval est son caractère affirmé. Très facile lorsqu’il connaît bien son cavalier, il peut dans le cas contraire, être fâcheusement obstiné. Lorsqu’il est coopératif, le meilleur peut en être tiré, et son dressage atteindre un niveau olympique. Ce fut le cas en 1960 lorsque le cheval Abzent, monté par Serge Filatov, fut médaille d’or aux Jeux de Rome. L’Akhal-Téké peut être aussi un étonnant cheval d’obstacles, bien que d’un style contestable car il ne bascule pas. Exceptionnellement vigoureux et endurant, il peut réaliser des courses de fond. Ainsi un cheval a naguère parcouru 4152 km de Ashkabad à Moscou en 84 jours.

La générosité de ce cheval est d’ailleurs dangereuse car il ne sait pas mesurer ses efforts et pourrait mourir à la tâche.

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