La race est la combinaison de deux races de Russie : le Bitjug, qui n’existe pratiquement plus, et le Woronesch. Le Woronesch est élevé dans la région portant le même nom mais aussi à Tambow, une région qui se trouve dans la plaine du Don aux bords de la Bitjuga. Les origines du Bitjug sont les anciens chevaux de trait de la Russie.
Pierre le Grand, après avoir visité les Pays-Bas, a importé des étalons (Frisons ?) et les a croisé avec les juments locales. Le Comte Orlow lui aussi a participé à la création du cheval « Bitjug ». Au temps des tsars, la population des chevaux Bitjug est arrivée au nombre impressionnant de 18% de toute la population équine en Russie. A la fin du 19°, la race fut croisée de plus en plus avec des traits lourds de l’Europe de l’ouest. A l’occasion d’un recensement en 1888, il fut constaté qu’il ne restait pratiquement plus de chevaux de l’ancien standard des Bitjug.
Avec la chute du Tsar et suite à la Première Guerre mondiale, la race avait complètement disparu. Dans les années 1920, les éleveurs ont entamé les premiers essais de reconstituer la race. Des croisements entre le Trotteur Orlow et des chevaux de traits locaux ont donné le standard voulu, ces chevaux étaient croisés entre eux pour créer en 1936 une race de chevaux mi-lourds, bons carrossiers, appelée « Woronesch ».
La nouvelle race est très endurante, l’étalon Wostok a signé un record du monde en tirant au trot une charge de 800 kg sur 20 km en 4:21 minutes. Taille au garrot de 153 à 154 cm pour les juments et 160 cm pour les étalons.
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