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Wild Horses BC les chevaux sauvages de Chilcotin ( Colombie Britannique , Canada)

Depuis 1971 les chevaux sauvages aux Etats Unis sont protégés, chose qui n’est pas encore le cas pour les chevaux sauvages du Canada. A l’exception des poneys des Sable Islands en Nova Scotie ou Terre Neuve. En conséquence, le nombre des chevaux américains tourne autour des 40 000 exemplaires contre une centaine de chevaux sauvages canadiens. L’histoire nous dit que les chevaux sauvages du Canada étaient souvent chassés pour la viande et même les fermiers les ont tués parce que pour eux c’étaient simplement des nuisibles.

Le Ministre des Forets MOF avec les indigènes Xeni Gwet’in First Nations (ha-nay gwet-een) sont maintenant les pour parleurs pour la protection des chevaux. D’après des Xeni Gwet’in le nombre d’exemplaires est en évolution constante, surtout dans la partie du pays connu sous le nom le « Triangle Britannique ».

Dans les archives historique du Canada il est à lire que les chevaux sont bien arrivés avant que les européens ont touché terre. C’est reporté par Simon Fraser pendant son voyage en 1808 descendant la rivière qui porte son nom (Fraser River) en arrivant sur le Chilcotin : « les indiens utilisent des chevaux ! Ceux qui sont venus nous voir (à Soda Creek), étaient sur le dos de leurs chevaux. L’utilisation des chevaux est plutôt de porter les bagages et les humains, une raison pourquoi les indiens d’ici n’utilisent pas trop les canoës. »

Le triangle Britannique est une région de 155 000 hectares, un vrai paradis, rempli de forêts, de petites et grandes rivières, étangs, lacs et en conséquence une multitude d’animaux sauvages. Oiseaux qui profitent du travail des castors, ainsi que ours ou loups qui ont choisi ce terrain pour sa richesse, élans ou cerfs trouvent leur place et bien sur, il y a des chevaux.

Entouré à l’ouest par le Chilko River, à l’est par le Taseko et au sud par le Nemaiah Valley et les South Chilcotin Mountains le triangle est vraiment protégé par son isolation. A noter que la première route praticable pour camions date de 1973. C’est cette isolation naturelle qui a permi aux natifs indiens de la tribu Xeni Gwet’in First Nation, de vire et garder leurs traditions et leur culture. Beaucoup des « anciens » parlent encore uniquement leur propre langage, le Chilcotin, une langage qui est encore enseigné dans leurs écoles. Les Xeni Gwet’ins ou Gens de Nemiah vivent avec des chevaux encore aujourd’hui. Une fois par an ils vont chercher parmi les chevaux sauvages certains exemplaires pour les entraîner et les intégrer dans leur vie. Cette événement annuel attire du monde et le « Mountain Race » est l’attraction principale du rodéo. La course est d’une difficulté et d’une vitesse incroyables. Un vrai challenge pour les participants. Les chevaux utilisés sont spécialement entraînés, autrement il serait presque impossible de participer pour gagner. Le terrain a toutes les difficultés imaginables. Des descentes rocheuses raides, des virages, passages dans la rivière et pour couronner le tout il peut arriver que le chemin soit rempli de boue. Ce sont les chevaux de la vallée qui sont les meilleurs dans cette discipline casse-cou, rares sont les Quarter horses qui ont été victorieux, les chevaux locaux sont presque imbattables. Pour se mettre au point de départ il faut une 20aine de minutes, sachant que la course ne va durer qu’une minute et 30 secondes, ce qui nous laisse imaginer la difficulté du terrain…

Les chevaux vivent en troupeau et la nature fait sa propre sélection. Une raison pourquoi le nombre de chevaux reste relativement stable. Des tests DNA ont relevés que l’origine des chevaux penche vers les chevaux de trait, mais la vie isolée et peut-être aussi des exemplaires qui ont trouvé leur chemin et rejoint des troupeaux de chevaux abandonnés les situe plus proche des mustangs. Mais le danger pour les chevaux ne vient pas seulement du côté des prédateurs, le vrai danger vient (encore une fois) des humains. Les forêts et leur exploitation sont dans les mains du gouvernement, et de convaincre une administration de l’importance de la vie sauvage n’est pas toujours facile, surtout quand l’économie et l’argent jouent un rôle plus grand dans les arguments. C’est pour cette raison que les Xeni Gwe’tins dans les années 1989 ont lancé une déclaration qui est connue sous le nom de« Déclaration Nemiah », une déclaration qui fut créée par la « Nemiah Aboriginal Wilderness Preserve ». Malgré l’existence de ce parc National pour la protection des animaux sauvages, le gouvernement Canadien ne cesse pas l’exploitation des forêts dans le triangle Britannique. Il est déjà clair que, une fois les forêts coupées et le bois disparu, le terrain sera accessible par les routes, et la vie sauvage sera détruite pour toujours. Les débats sont en route, des discussions et efforts pour la préservation du « paradis » lancés, nous ne pouvons qu’espérer que l’intelligence humaine sera plus forte à la fin que le souhait de s’enrichir.